Si l’on excepte la masturbation qui équivaut pratiquement à de la téléportation, il y a un bon paquet de paramètres qui peuvent nous faire quitter l’autoroute large et dégagée du plaisir pour nous éjecter sur le réseau routier avec tout ce que ça implique d’embouteillages, de feux rouges, de stops et de cédez-le-passages, d’impasses et de limitations de vitesse. Des pensées parasites, parfois, nous font prendre la mauvaise sortie et alors notre GPS interne s’empresse de nous le signaler :
- Telle position fait ressortir ton ventre de manière disgracieuse : faites demi-tour !
- Tu lui mordilles les tétons mais tu n’arrives pas à savoir si ça lui plaît : zone manquante, le GPS bugge.
- Tes seins ne sont pas de la pâte à pain : vous entrez dans une zone de contrôle, attendez d’en sortir pour faire rugir le moteur.
- Il applique consciencieusement un mode d’emploi sauf que ce n’est pas le tien : il est dans la bonne rue mais… pas dans la bonne ville !
- Il bande mou : tu ne l’excites pas assez ou il roule en réserve ?
- Il jouit en silence : c’était pas assez bon ou il roule à l’électrique ??
- Et le motif le plus trivial et le moins avouable mais ô combien vrai pour nombre d’entre nous, c’est quand tu es ballonnée (eh oui.. !) : embouteillages signalés sur le trajet.
La liste n’est pas exhaustive mais elle est assez représentative des causes qui, le plus fréquemment, nous égarent, mais la plus paradoxale et la plus idiote d’entre toutes, c’est le fameux « Il faut que je jouisse ». Ça, on se le dit quand on est justement sur la crête de la vague. Tout se passait bien, on sent que ça vient, ça monte, c’est juste là, à portée de queue ! Ton passager le sent aussi, il voit sur ton visage que tu es bientôt arrivée à destination et il s’en réjouit… Alors il attend, tu sens qu’il attend, et qu’il est prêt à se frapper le torse en signe de victoire sauf que toi, ça te fout une pression monstre. Tu voudrais lui offrir ton orgasme, lui montrer à quel point il te fait du bien, tu veux partager ce moment avec lui mais plus tu veux l’atteindre et plus il s’éloigne, comme un mirage au beau milieu du désert du Taklamakan. Et ça retombe. Panne sèche. Tu continues un moment en roue libre, en espérant qu’une pente ou que le vent va te donner l’élan salvateur mais non. Alors tu t’arrêtes sur le bas-côté, dépitée.
La solution est simple, pourtant : la communication, et un partenaire qui sans être sexologue, possède quelques rudiments de psychologie.
Les gars, sachez-le, quand c’est bon, très bon même, parfois ça peut suffire ! On peut être heureuses, comblées, juste en ayant surfé sur la vague, et il suffit de savoir que vous n’en êtes pas déçus pour que la fois d’après, sans le voir venir, elle nous dépose, en kit, sur le rivage !
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